16 janvier 2008
L’innovation à Paris est au point mort

Bertrand DELANOE, que l’autocongratulation n’effraie pas le moins du monde, vante ses qualités de « maire de la culture ». En effet, d’aucuns reconnaîtront l’intérêt majeur des « Nuits Blanches », des expositions sur feue la vieille copine Dalida et des autres manifestations artistiques du premier effet. Franchement, pour un maire d’une ville de 100 000 habitants, le bilan est acceptable !
Plus sérieusement, Paris profite, et c’est un moindre mal, de son potentiel architectural et culturel historique. Bertrand DELANOE, chacun le reconnaît, n’est pas pour grand-chose dans la construction multiséculaire de Paris. A l’inverse, que l’air du temps lui soit parfaitement inconnu est éminemment critiquable. La capitale, joyau des antiquaires et brocanteurs en tout genre, est devenu la risée du marché international d’art contemporain. En la matière, rien ne s’achète ni se vend à Paris. Pire, pour trouver un atelier digne de ce nom, il faut se rendre à Montreuil et ne parlons pas des galiéristes qui subissent l’absence d’initiative de la municipalité.
Sur le plan architectural, le vide est sidéral. Rien qu’Issy-les-Moulineaux et ses 65 000 habitants tourne en ridicule l’équipe parisienne et sa politique de rachat de biens immobiliers. En plus de servir l’inflation, Bertrand DELANOE freine le progrès.
Paris n’est pas Florence ni Séville et le « Paris de Doisneau » est mort. La capitale doit s’inspirer de New York, Londres ou Berlin. Elle doit porter la création et renouer avec un passé perdu. Vous savez celui où Paris rimait avec audace…
Hubert J.
11:00 Ecrit par dans Décodeur delanoesque, Musée Delanoë | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Paris, Panafieu, Delanoe, Municipale, Sarkozy, UMP, PS
14 janvier 2008
L’autre bataille
Il a déjà gagné, il en persuadé. Le vote des parisiens ne devrait être qu’une simple formalité. Il est convaincu que le 16 mars prochain sera la date de la célébration de son sacre.
Faire campagne, convaincre, proposer, débattre, écouter, expliquer son bilan… pour quoi faire ? Il vaut mieux que ça, il est au dessus de ça. Et puis, il n’a pas le temps. Il est occupé à autre chose, il mène déjà une autre bataille, bien plus importante à ses yeux. Une de ces batailles de l’ombre où, comme le dénonçait récemment le sénateur PS David Assouline, « on exécute dans les bois, à l’abri des regards ». Cette bataille porte un nom : la conquête du Parti Socialiste.
Au moment même où Françoise de Panafieu faisait un effort sans précédent de renouvellement de ses têtes de listes (9 sur les 20 le sont pour la première fois), Bertrand Delanoë mettait toute son énergie à maintenir ses amis en place et à ostraciser les anciens soutiens de Ségolène Royal. A tel point que ceux-ci se sont déclarés « humiliés » et que Ségolène Royal a du lancer un appel à la « tolérance ». Cette politique d’exclusion a un but précis : tenir la fédération PS de paris qui – étant devenue en 2006 la première fédération socialiste de France en nombre de militants - jouera un rôle déterminant dans la prise du PS.
Mais, la stratégie de conquête ne s’arrête pas là. Elle passe aussi par la création d’un courant qui trouverait ses fondations dans les ruines du jospinisme.
Et, pendant ce temps là, à Paris, le nombre de demandeurs de logements sociaux dépasse les 110 000.
Stéphane T.
19:00 Ecrit par dans Cimetière des éléphants, Musée Delanoë | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Panafieu, Delanoe, Paris, Sarkozy, UMP, PS, Municipales
10 janvier 2008
Bertrand DELANOE : présumé cumulard de l’année 2008 ?

Bertrand DELANOE l’a répété à satiété : « Paris est une affaire trop sérieuse pour ne s’y consacrer qu’à moitié ». Véritable leitmotiv de campagne en 2001, cet engagement faisait écho à l’aspiration démocratique légitime des parisiens. Hélas, le temps des promesses est loin. Bertrand DELANOE s’ennuie à Paris. Même une bonne engueulade avec Denis BAUPIN ne suffit plus à revigorer notre édile. C’est dire… Tout est une question de standing ; si Paris vaut une messe alors l’Elysée mérite amplement des primaires au sein du Parti Socialiste.
Le maire de Paris n’est pas homme à se contenter de la capitale. Son stratagème est limpide : assaut sur la rue de Solferino et prise de l’Elysée face à SARKOZY en 2012. Le programme est pour le moins alléchant. Et Paris dans tout ça ?
Certes, les 20% de demandeurs de logements sociaux supplémentaires, l’enfer de la circulation, l’exode des classes moyennes… paraissent un quotidien bien morne à côté des réjouissances de la conquête d’un destin national. Tout est une question de standing, me dira t-on…
Pourtant, Paris mérite un maire qui se livre pleinement dans l’exercice de ses fonctions. Trop de retards ont été accumulés sous l’actuelle mandature et ce, à tous les plans. Bertrand DELANOE doit choisir entre la capitale et ses aspirations nationales.
Il ne reste à Françoise de PANAFIEU, pour trancher ce dilemme cornélien, qu’à remporter la victoire en mars prochain. Le cœur léger Bertrand DELANOE pourra vaguer aux multiples occupations qu’impliquent son désir ardent du « toujours plus »…
Hubert J.
12:40 Ecrit par dans Décodeur delanoesque | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Panafieu, Paris, Delanoe, Sarkozy, UMP, PS, MoDem
Bilan de la mandature : qu'en pensent les Parisiens ?
Parce que le Bilan Delanoë doit être évoqué et débattu sereinement, nous proposons aujourd'hui à nos lecteurs de lire les résultats de l'enquête en ligne de L'Internaute Magazine sur la politique municipale depuis 2001,réalisée sur une période de trois mois et demi, du 4 septembre au 6 décembre 2006 et réunissant environ 2 000 réponses : CLIQUEZ ICI
Le moins que l'on puisse dire c'est que le bilan est plutôt mitigé.
Geoffroy B.
07:15 Ecrit par dans Café de paname | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Panafieu, Delanoe, UMP, PS, Sarkozy, Paris, Municipales
09 janvier 2008
Paris, la nouvelle Venise de l'Europe : faut-il s'en réjouir ?

Cela n'aura échappé à personne et surtout pas à nos compatriotes de province qui observent au fil de leurs déplacements à Paris que la capitale est devenue une ville-musée, de plus en plus désertée par ses habitants (près de -1 million d'habitants en un Siècle).
La flambée des prix de l'immobilier est à l'origine de ce destin de l'ex-Ville Lumière : impossible désormais de se loger durablement dans la capitale. Reconnaissons que rien de renversant sur ce sujet n'a été fait lors de l'aventure delanoesque (2001 - 2008)...
Le commerce de proximité parisien en a subi les conséquences, particulièrement pénalisé par des loyers démesurés et une baisse de clientèle du fait de l'exode des classes moyennes vers des villes de la banlieue limitrophe. Face à la baisse du nombre de boucheries, boulangeries, poissonneries etc.; qu'a fait l'édile actuel et son équipe en 7 ans pour attirer des Auvergnats, des Corses, des Bretons, des Alsaciens à venir faire fortune à Paris parce qu'à Paris "tout est possible" ?!
Oui au Paris pour les touristes, mais à quand le Paris rendu aux Parisiens ?
A lire sur le sujet l'article de l'Express du 6 janvier 2006 au titre limpide "Paris, ville-musée" : CLIQUEZ ICI
Geoffroy B.
19:05 Ecrit par dans Musée Delanoë | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Panafieu, UMP, Delanoe, Sarkozy, Politique, Paris, Municipales

