12 mars 2008

Logement : six ans après, quel bilan ?

938971131.jpgLa loi interdit aux candidats de faire campagne les week end de vote.

Ainsi, l’espace de quelques heures, la bataille électorale cesse pour faire place à un moment d’accalmie politique censé permettre aux électeurs de faire leur choix dans la sérénité. J’ai moi-même profité de ce calme relatif pour faire le tour des différents commentaires postés sur le site placepanafieu. Je suis tombé sur le témoignage d’un internaute qui portait sur les difficultés qu’il a rencontré pour trouver un logement lors de son arrivée à Paris en 2001. Il décrit une situation bien connue de tout ceux qui ont un jour cherché à se loger à Paris : les appartements qui, à peine mis sur le marché, sont déjà loués ; les longues files d’attente pour visiter un logement ; l’impossibilité pour ceux n’ayant pas de CDI de voir leur dossier de candidature retenu ; les appartements à la limite de l’insalubrité qui sont proposé à des prix exorbitants…

L’auteur, qui a lui-même du quitter Paris pour trouver un logement décent, fait ainsi remarquer que la situation catastrophique du logement existait déjà en 2001. Et, il n’a pas complètement tort : la crise du logement n’est pas née avec Bertrand Delanoë. Mais, depuis 2001, la situation s’est elle améliorée ? Les files d’attente pour visiter un logement sont elles moins longues? Ceux qui n’ont ni CDI ni gros salaire trouvent ils aujourd’hui à se loger ? Les appartements quasi insalubres ont-ils disparu des petites annonces ? La réponse est malheureusement non. La situation s’est même nettement aggravée depuis l’élection de Bertrand Delanoë. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder quelques chiffres : le nombre de demandeurs de logements sociaux a augmenté de près de 20% en 7 ans pour atteindre 110 000, la population parisienne n’a eu de cesse de baisser depuis 2001 sous l’effet des départs de ceux qui n’arrivent plus à se loger à Paris, les prix ont augmenté de près de 60% sous la mandature Delanoë… Enfin, tout cela n’est peut être pas si grave : après tout, nous avons aujourd’hui les Velib' mais à quoi cela sert-il quand on n’habite pas Paris ?

Stéphane TUOT.

11 mars 2008

Débat Delanoë/Panafieu mercredi (Canal+)

Les deux candidats à la mairie de Paris, le maire sortant PS Bertrand Delanoë et la députée-maire UMP du XVIIe arrondissement Françoise de Panafieu, débattront mercredi de 18h30 à 19h15 sur Canal+. Le débat sera animé par la journaliste Laurence Ferrari.

06 mars 2008

" Dessine-moi Paris " par Stéphane Tuot

45157164.jpgNous sommes début mars 2014.

Anne Hidalgo est Maire de Paris depuis cinq ans. Elle remplace Bertrand Delanoë devenu premier secrétaire du Parti Socialiste et élu de justesse en 2008 à la faveur d’un accord passé avec le MoDem. Denis Baupin, des Verts, est premier adjoint. En effet, juste avant de quitter la Mairie de Paris, Bertrand Delanoë, soucieux de donner des gages à l’aile gauche du Parti Socialiste, a opéré un spectaculaire renversement d’alliance en divorçant d’avec le MoDem pour former une nouvelle majorité avec les Verts.

© C.Besse

En cet après-midi d’hiver, je suis assis sur un banc parisien.

Un vieil homme et son petit fils viennent s’asseoir près de moi. Le vieil homme montre au jeune garçon le bâtiment situé en face de nous.

Il lui dit : « Tu sais, à une époque, j’habitais là ».

Le garçonnet, dans un mélange de naïveté et de surprise, lui répond : « Mais pourquoi es tu parti ? A ta place je serais resté là ! »

Le grand père : « Je n’ai pas eu le choix, le logement était devenu trop cher, j’ai dû quitter Paris. Ils disaient que j’étais trop riche pour profiter d’un HLM; mais moi, je voyais bien que je ne l’étais pas assez pour me loger par moi-même à Paris ».

Le vieil homme semble submergé par les souvenirs d’une époque regrettée.

Il s’arrête. Puis, reprend avec une voix plus hésitante : « Partir fut pour moi un déchirement, une mutilation. Il existe une partie de moi qui n’a jamais vraiment quitté ces murs. J’aimais tant cette ville. »

Le jeune garçon : « J’aimais ? »

Le grand père : « Je lui reste fidèle mais, sur la fin, elle avait tant changée. Avant moi, beaucoup d’autres gens ont dû partir; les jeunes, les ouvriers, les familles. Avec leur départ, c’est l’âme de paris qui s’en est trouvée abîmée, blessée. »

Le jeune garçon : « L’âme ? Qu’est ce que c’est qu’une âme ? »

Le grand père : « Une âme, c’est quelque chose de mystérieux qui fait qu’une ville, une Nation existe par elle-même, a sa propre conscience d’elle-même. C’est quelque chose d’un peu miraculeux, une âme ne se décrète pas, elle est le fruit d’une histoire séculaire. Une âme est précieuse, c’est une sorte de trésor que les Hommes doivent faire vivre et protéger. »

A peine a-t-il prononcé ces mots que le vieil homme se lève : « Nous devons partir, il se fait tard ».

Le jeune garçon se lève et suit son grand père. Ils s’éloignent ; bientôt, ils ne sont plus qu’un souvenir.

Pour ma part, je reste assis sur le banc. Je tourne la tête un peu dans tout les sens, j’admire la belle endormie.

Quand, brusquement, je vois une immense boule de lumière apparaître au loin. Elle grossit à vue d’œil. Les bâtiments disparaissent les uns après les autres, comme happés par cette lumière éblouissante. Elle se rapproche de moi, encore et encore. Je ne sais pas ce qu’il se passe, je ferme les yeux, je ne veux pas voir ça. Lorsque je les rouvre, je distingue des formes qui me semblent familières. Je reconnais mes étagères, mon lit, ma table de chevet : je suis dans ma chambre.

D’un geste ferme, je prends mon réveil ; nous sommes le dimanche 9 mars 2008. Aujourd’hui c’est décidé, j’irai voter.

Stéphane TUOT

05 mars 2008

Tribune des Jeunes Actifs 75

1801144200.JPG"(...) Une campagne politique est la rencontre entre une population, c’est à dire des personnes chargées d’intérêts particuliers, et un personnage politique, c’est à dire une équipe de personnes qui veut représenter l’intérêt général au plus près possible des intérêts particuliers qui en leur “somme” semblent les plus propres à rendre l’intérêt général un fonds de développement optimisé des intérêts particuliers et du bien commun. C’est ce calcul que Françoise de Panafieu propose dans son très intelligent programme.

Mais ni les journalistes (qui ne doivent jamais manger d’oeufs s’ils se contentent toujours d’en polir la coquille), ni les sondés n’acceptent de voir leur intérêt représenté et servi. Paris est abandonné à un homme “parce qu’il est pas mal” et parce qu’on a tous “mieux à faire”. Le poste de Maire de Paris n’est absolument pas anodin du point de vue national. La poignée d’électeurs parisiens votants - par rapport au nombre des français - a une responsabilité nationale d’envergure. Il est évident que les municipales ne doivent jamais être utilisées et vues comme un enjeu de politique nationale par les politiques, mais nous, parisiens, n’avons d’autre choix que de comprendre à quel point cette élection locale dépasse la sphère locale. Le problème, c’est que là, le maire actuel veut clairement utiliser un deuxième mandat comme piste d’envol pour aller contrer Nicolas Sarkozy en 2012.

Ce n’est pas le bien commun à Paris qu’il envisage, mais il brigue la tête du Parti socialiste. Sarkozy Vs Delanoë en 2012 pourquoi pas, à condition que Delanoë n’ait pas utilisé nos voix pour faciliter sa carrière. C’est exactement ce que « faire perdre Madame de Panafieu » revient à faire : cautionner le détournement de nos votes, négliger la responsabilité nationale du vote parisien, abandonner le bien commun pour l’intérêt particulier le plus petit : la négligence, et donner une voix en 2008 pour une campagne prévue en 2012.

Pendant ce temps là, Françoise de Panafieu, elle, ne demande qu’à vous servir. “A plein temps” ! "

Extrait du site: http://panafieu2008.jeunesactifs.info/blog/

29 février 2008

Humeur : Retour vers le futur

Devant les titres dithyrambiques de la presse sur le dernier meeting du maire de Paris, candidat à sa propre succession, comment ne pas se rappeler (ah c'est vrai, cela date un peu...) les propos de Philippe Seguin en 1995...

«Arrêtez donc de croire qu'il va y avoir une élection (...). Le vainqueur a déjà été désigné. Proclamé. Fêté. Encensé. Adulé. Il est élu. Il n'y a pas à le choisir, il y a à le célébrer. Ça n'est plus la peine de vous déranger. Circulez, y a rien à voir.»

Annoncé comme un énooooorme succès, ce meeting n'a pas fait salle comble. 4 000 pour les uns, 3000 pour les autres, ou encore 1 500 participants : où est la vérité ? La rigueur journalistique laisse à désirer... Parisiens, parisiennes, ne vous déplacez pas le 9 mars (d'ailleurs vous ne pouvez plus !), y'a plus rien à voir ! Enfin presque !

 

 

26 février 2008

Insolite : Les perruques blanches de retour !


envoyé par ammutuli

23 février 2008

Paris, capitale la plus sale d'Europe !

Blouses bleues et balai en main, les colistiers de Françoise de Panafieu dans le 17e arrondissement ont mené samedi matin une "opération propreté" dans des avenues du XVIIe arrondissement.

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16 février 2008

Initiative : "Coup franc pour le logement"

c8f2ae8ebea90f50e8759cbb817bf8e8.gifDepuis plusieurs années, le Secours Catholique de Paris, en lien avec d’autres associations, a pris l’habitude d’organiser à l’occasion du 17 octobre, Journée mondiale du refus de la misère, une rencontre sportive entre élus de la Capitale, et une équipe de personnes sans domicile. Charles GAZEAU, président du Secours Catholique invite tous les candidats qui le souhaitent à participer à une rencontre de football de rue qui opposera, pour des matchs de 20 minutes, des équipes de candidats, tous partis confondus, et notre équipe de personnes sans domicile. Ces rencontres ont lieu le samedi 16 février 2008, place des Vins de France, Paris 12ème, entre 13h et 17h. Cet événement, intitulé Coup franc pour le logement, est destiné à soutenir les efforts de tous pour le logement social à Paris.

PlacePanafieu soutient cette initiative originale et nécessaire ! 

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14 février 2008

"Guerres fratricides à droite : halte au feu !" par Pierre Lellouche

À moins d'un mois du premier tour des élections municipales, une sorte de frénésie suicidaire semble s'être emparée de certains « responsables» politiques de la droite et du centre. Sur fond de sondages difficiles, d'inquiétude sur la situation économique, de brusques raidissements corporatistes (taxis, buralistes, aiguilleurs du ciel), tout se passe comme si une partie de la droite et du centre, triomphante il y a huit mois à peine, avait brusquement décidé, à l'approche d'une échéance électorale pourtant difficile, de se suicider en s'entre-tuant en public, oubliant même de livrer bataille à la gauche. Et comme la France commence à Paris, ou plutôt désormais au «Grand Paris», Neuilly compris, c'est ici qu'on s'assassine le plus férocement devant des caméras...

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13 février 2008

Le Figaro note les maires de France

La décision de François Fillon de noter les ministres est une méthode reprise par le site du Figaro pour nous proposer de voter pour notre maire ! Une idée très intéractive de participer à la campagne ! Tous à vos claviers ! 

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