14 février 2008
"Guerres fratricides à droite : halte au feu !" par Pierre Lellouche
À moins d'un mois du premier tour des élections municipales, une sorte de frénésie suicidaire semble s'être emparée de certains « responsables» politiques de la droite et du centre. Sur fond de sondages difficiles, d'inquiétude sur la situation économique, de brusques raidissements corporatistes (taxis, buralistes, aiguilleurs du ciel), tout se passe comme si une partie de la droite et du centre, triomphante il y a huit mois à peine, avait brusquement décidé, à l'approche d'une échéance électorale pourtant difficile, de se suicider en s'entre-tuant en public, oubliant même de livrer bataille à la gauche. Et comme la France commence à Paris, ou plutôt désormais au «Grand Paris», Neuilly compris, c'est ici qu'on s'assassine le plus férocement devant des caméras...
Et c'est d'ici que ce climat délétère commence à contaminer peu à peu tout le pays. À Paris, ce sont plus d'une vingtaine de listes dissidentes qui s'entre-tuent haineusement dans pas moins de onze arrondissements (deux dans le XVe arrondissement, dans le XVIIIe jusqu'à quatre ; dans le XVIIe arrondissement, fief de la tête de liste UMP, trois !), tout cela alors même que le maire socialiste sortant est donné archifavori. Dans ma propre circonscription, dans l'arrondissement où j'habite et où j'ai été réélu député pour la troisième fois consécutive dès le premier tour, à plus de 67 % des voix dans le VIII e , il y a à peine sept mois (!), ne voit-on pas un maire sortant qui, après trente et un ans de mandat, avait décidé de ne pas se représenter et de ne pas me soutenir, de profiter de ce climat délétère pour brusquement virer casaque, et se présenter en dissident contre le candidat régulièrement investi par l'UMP que je suis. Son seul argument : je serais «parachuté» ! Parachuté, chez moi ? Plus c'est gros, plus ça passe ! Le tout étant amplifié par un battage médiatique savamment orchestré dans notre propre camp !
Partout, on s'insulte entre amis, on se trahit, on s'invective. Viva la muerte ! Tandis que les beaux quartiers se gorgent de sang fratricide, les candidats UMP dans les villes ou les arrondissements de gauche rament et ragent de désespoir. Quant au peuple, d'abord amusé puis incrédule, il commence à verser aujourd'hui dans l'écœurement. Gare, car le désespoir, mère de toutes les folies, n'est pas loin. Rien n'aura-t-il donc été appris du suicide parisien de 2001 ? La droite française, malgré la magie sarkozyenne à l'UMP, serait-elle redevenue, Sarkozy parti à l'Élysée, la plus bête et la plus lâche du monde ? Bête pour s'entre-tuer, lâche pour ne même pas livrer combat à l'adversaire dès les premiers orages survenus ? De grâce, messieurs les dissidents de tous crins, rangez vos stylets. Et utilisez vos énergies pour sauver l'essentiel : la dignité du débat public au service de l'intérêt général.
Quant à moi, je n'ai qu'un adversaire : le maire socialiste de Paris. Une fierté : celle de servir l'œuvre de redressement de la France entreprise derrière Nicolas Sarkozy depuis le 6 mai. Je sais qu'il reste encore une majorité de Français, écœurés du spectacle actuel, qui veulent poursuivre le seul et unique combat qui vaille, celui de la France.
22:10 Écrit par Place Panafieu dans Café de paname | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note | Tags : lellouche, panafieu, sarkozy, martinon, neuilly, paris, delanoé


Trackbacks
Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://www.placepanafieu.fr/trackback/1465353
Communiqué de Pierre Lellouche,
Député des 8e et 9e arrondissements de Paris Candidat à la Mairie du 8e A la suite des attaques dont j’ai fait l’objet, émanant d’un candidat dissident dans le 8e et de trois parlementaires UMP, qui après m’avoir publiquement soutenu ont brusquement fa...
Trackback par : Les Jeunes avec Pierre Lellouche | 16 février 2008
Commentaires
Madame de Panafieu est ringarde, c'est sympa, non?!
Écrit par : Marc | 15 février 2008
QUEL TOCARD CE MARC ! :-)
Écrit par : olive | 15 février 2008
:-)
Écrit par : Marc | 16 février 2008
Écrire un commentaire